Harcèlement par un ex après la rupture : preuves, plainte et protection

Publie le 04/11/2026 par Juliette Roy

Juliette Roy
Eveil & Conscience

La relation est terminée, mais les messages continuent. Appels à toute heure, menaces, visites devant chez vous, faux comptes sur les réseaux. Le harcèlement par un ex après la rupture n’est pas une suite normale de la séparation. La loi le punit, et des protections existent. Voici comment agir, dans l’ordre.

Ce que la loi prévoit

Le Code pénal punit le harcèlement au sein du couple, et il précise que les mêmes peines s’appliquent quand l’auteur est un ex-conjoint, un ex-partenaire de Pacs ou un ex-concubin. La séparation ne met pas fin à la protection. Les peines et les circonstances aggravantes sont détaillées dans notre article sur les violences psychologiques et la loi.

Le retour séducteur, avec ses messages tendres et ses excuses, est un autre phénomène, décrit dans notre article sur le hoovering. Ici, il s’agit de pression, de surveillance et de peur.

1. Garder les preuves avant de bloquer

Avant de bloquer un numéro ou un compte, sauvegardez ce qui existe :

Mettez une copie hors de votre téléphone, chez une personne de confiance ou dans une messagerie qu’il ne connaît pas.

2. Couper les canaux

Si vous avez des enfants en commun, gardez un seul canal écrit, limité aux sujets des enfants. Notre article sur la façon de quitter une relation toxique aide à poser ce cadre.

3. Porter plainte

Apportez vos preuves classées par date. Une association d’aide aux victimes vous accompagne gratuitement dans la démarche.

4. Demander une ordonnance de protection

Le juge aux affaires familiales délivre une ordonnance de protection quand il estime vraisemblables les violences et le danger, y compris quand l’auteur est un ex. Elle permet notamment d’interdire à l’auteur d’entrer en contact avec vous et de régler la situation des enfants. Depuis la loi du 13 juin 2024, les mesures durent douze mois. La même loi a créé une ordonnance provisoire de protection immédiate, que le juge rend sous vingt-quatre heures dans les situations de danger grave et immédiat. Un avocat ou une association vous aide à constituer la demande.

Les numéros à connaître

Ces repères sont informatifs et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé ou d’un avocat. En cas de violences, le 3919 écoute, informe et oriente, gratuitement et de façon anonyme, 24 heures sur 24. En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112. Si vous ne pouvez pas parler, envoyez un SMS au 114.